artist painter

a propos …

A PROPOS …

I’ve always experienced the world around me in picture form. My parents were musicians based in NYC during my childhood. City lights and the metropolitan landscape were the major settings for my flights of fancy. The Manhattan skyline and surrounding seascapes enlarged my perception of colour, light and shade at an early age. I began to make picture books, readily associating sound and story with colour tone. I intuited that colours could express a wide range of emotions like the spectrum of sound in music. Combined with a passion for myth and legend, colours instinctively became my story-telling medium.

Since 2006 my painting has been inspired by the representation of women in mythology. Revisiting female icons from a contemporary perspective has enabled me to freely focus on the place of women in the world. The subsequent serialization of each iconic figure is a necessary means for me to explore an entire emotional range through variations in form, line and colour. However it is essential to create a specific atmosphere or tonality within each individual composition. As I work on different series simultaneously, they tend to overlap and converse with each other as the subject evolves, hence no single painting is exactly the same.

Creuser dans les mythes et les contes de tous les temps pour sonder leur poésie interne :

Naviguer à travers rêves, rires et larmes humains, tanguer au rythme des errances de l’esprit, jeter l’ancre sur les rivages du passé pour mieux cerner le présent, accompagner des personnages fabuleux sur un bout de leur chemin, puis creuser afin de découvrir les lieux enfouis de nos convergences en dépit de nos divergences …

Portée par une curiosité vagabonde souvent comblée par des moments d’enchantement depuis l’enfance, je voudrais que des yeux d’enfant accompagnent les envols de mon esprit tout au long de mes quêtes picturales.

Le monde s’est toujours donné à moi sous forme d’embryon de tableau :

A l’intérieur de chez moi les livres mènent une dance jazzy le long des étagères de la
bibliothèque, et sur les ombres du rideau de la chambre bleue se dessinent, la nuit ou au petit matin, les têtes de personnages, tandis qu’à l’extérieur, les toits se transforment en lieux de récréation où les cheminées retracent la ronde des ‘putains’, les antennes s’érigent en potence des ‘pendus’.

Depuis l’enfance au cœur de Manhattan, le paysage urbain est devenu le théâtre de mon
imaginaire, scènes de jour, scènes de nuit, en mouvement perpétuel la ville se raconte à travers ses débris de murs et au sein de ses chantiers.

Née au bord de la mer du Nord, bercée par le son des mouettes, je retrouve à présent, ce chant rauque auprès des goélands sur les galets de la Manche. C’est désormais sur les falaises de Puys que les personnages se sculptent en creux et en bosse, au rythme des marées et des vagues à l’âme, des êtres hybrides et polymorphes qui me suivent puis se transforment en personnages principaux de mes récits partout où je vais, en prenant possession de mon espace pictural à jamais.

A la recherche d’une synthèse plastique au cœur d’une figuration plutôt narrative, les fables revisitées me procurent ainsi une liberté quasi-totale sur le plan formel et esthétique.

En quête d’une dynamique des pulsions humaines portée par des lignes et des couleurs, guidée par un motif qui s’impose, l’éclosion de la forme se fait en mouvement continu ; au fur et à mesure qu’elle se dessine dans la matrice du gestuel, la ligne tente de s’accorder aux résonances chromatiques.

Jeu de formes et de couleurs poursuivi par les lignes, la composition finit par s’installer d’elle-même après quelques ébauches au préalable. Reste la sérialisation pour aller au bout d’une thématique, qui engendre d’autres champs de possible sur le plan pictural. On retrouve des ‘pendus’ dans mes ‘chantiers’, des ‘méduses’ sur mes ‘murs’, des ‘gorgones’ engendrées par des ‘putains’, et ainsi de suite.

L’essentiel c’est de saisir l’instant où les yeux, la main, l’esprit s’entendent, des moments rares et fugaces où l’artisan s’oublie, le labeur s’efface et l’ouvrage se métamorphose en tableau.

Adele Mosonyi
Paris, 7 décembre 2017